« Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé »

(Matthieu 5.17-18)

LA BIBLE EN 10 MOTS
1. UN LIVRE UNIQUE

Examinons les raisons qui expliquent pourquoi la Bible est, encore aujourd’hui, UN LIVRE VRAIMENT UNIQUE :

  1. Sa longévité
  2. Sa diffusion planétaire et ses nombreuses traductions
  3. Ses adversaires nombreux
  4. Son impact et son influence sur l’humanité
  5. Son message décisif et bouleversant

1. SA LONGÉVITÉ

Il y a près de deux mille ans, Jésus a formellement annoncé d’avance que les Écritures seraient là pour très longtemps : « Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé » (Matthieu 5.17-18). La Bible est un livre qui non seulement traverse le temps, mais étonnamment, elle raconte sa propre histoire.

Des millions et des millions de bouquins, de recueils et de livres de toutes sortes ont été écrits.Le nombre de livres différents en circulation est estimé à 200 millions. En 1900, il y avait 9000 livres publiés par année ; en 2011, juste au États-Unis, il y en a eu 3 millions.

Seul un très petit pourcentage de livres survit plus de 25 ans, rares sont ceux qui durent plus d’un siècle, extrêmement rares sont ceux qui subsistent après 1000 ans. La Bible a la vie dure, elle parcourt et sillonne toute la terre (pour certains livres qu’elle contient) depuis plus de 3500 ans et ne semble pas du tout être essoufflée.

Pourquoi appelle-t-on ce livre LA BIBLE et d’où lui vient ce nom ? Le mot Bible vient du grec « biblia » le pluriel de « byblos », qui veut dire précisément, et à juste titre : LE LIVRE DES LIVRES ? C’est dans la lettre d’Aristée, datant de la première moitié du IIe siècle avant J.C., que l’expression « La Bible » est utilisée la première fois pour désigner la collection des écrits sacrés. En lui donnant ce nom particulier, on cherchait à le distinguer de tous les autres écrits. Nous comprenons bien que pour traverser ce temps considérable, les paroles de la Bible ont dû être écrites, conservées, copiées, et recopiées par des milliers de personnes sur des supports très différents au cours des siècles.

Pour réaliser l’ampleur de ce phénomène, retraçons l’histoire fascinante de ces supports d’écriture ; histoire qui a suivi de près celle de la Bible. À 37 km au nord de Beyrouth, au Liban, il existe une ville, une des plus vieilles villes du monde encore habitées, et ce, depuis près de 5000 ans. Elle porte le nom arabe de DjébeilL’arabe et l’hébreu sont deux langues très proches. Dans la Bible, cette ville reçoit le nom hébreu de Gébal (cf. Ézéchiel 27.9). , qui veut dire : source de Dieu ou puits de Dieu. Des vestiges de l’ancienne ville existent encore aujourd’hui.

À une certaine époque, cette ville portuaire, située en Phénicie, change de nom pour devenir BYBLOS, nom qu’elle a conservée pendant des siècles en l’honneur de son industrie particulière de la délicate préparation du papyrus importé d’Égypte, préparé et redistribué dans toute la Méditerranée. Aujourd’hui encore, le mot grec byblos veut dire papyrus.

L’utilisation du papyrus aurait commencé en Égypte, 3000 ans avant Jésus-Christ. Le PAPYRUS, le fameux ancêtre de notre mot papier, a vraiment révolutionné le monde de l’écriture en remplaçant d’une façon fulgurante la PIERRE et les TABLETTES D’ARGILE qui, on le reconnaît bien, étaient moins pratiques et plus difficiles à transporter.

Par un glissement de sens, le mot papyrus, qui est en fait le nom d’une plante particulière ressemblant aux roseaux, finit par désigner le papier fabriqué à partir de cette même plante. Ses fibres étaient séchées au soleil,

croisées, collées avec de la mie de pain et aplanies au maillet. On obtenait ainsi une sorte de feuille sur laquelle on pouvait écrire. Traitées à l’huile d’olive et de cèdre, ces feuilles devenaient plus résistantes et moins cassantes. Le papyrus avait l’avantage d’être peu coûteux et, en l’absence d’humidité, pouvait être conservé très longtemps. Mais, le plus souvent, après quelques siècles (ce qui est déjà considérable pour une matière végétale) il n’était vraiment plus utilisable.

Les feuilles de papyrus, une fois écrites, pouvaient être rassemblées autour d’un bâton, constituant ainsi un ROULEAU, en latin on dit volumen « rouleau » (du verbe volvere « faire tourner »), à l’origine de notre mot VOLUME. Un rouleau pouvait mesurer de 5 à 40 mètres de long et avoir une hauteur de 15 à 30 cm.

Luc, un des quatre évangélistes du Nouveau Testament, écrit : « Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le rouleau du prophète Ésaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écri : l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui » (Luc 4.16-20).

(MS187) Voici un spécimen de papyrus, un extrait du livre de l’Exode, trouvé en Égypte, daté du milieu du 4e siècle après J.C.

(MS2649)Ici nous avons un des plus anciens papyrus découverts de l’Ancien Testament, une portion du livre du Lévitique, daté de la fin du second siècle après J.C..

(MS2648)Un autre ici du Livre de Josué, daté de la même période.

(P46)Celui-ci contenant un texte de la seconde lettre de Paul aux Corinthiens, chapitre 11, verset 33 jusqu’au chapitre 12, verset 9. Fragment daté également du 2e siècle après J.C..

(P45)Ici, l’évangile de Jean, chapitre 10, verset 31 au chapitre 11, verset 10. L’utilisation du papyrus se poursuivra jusqu’au XIe siècle après J.C.

Mais déjà à partir du IIe siècle avant J.C., le monde de l’écriture connaît un autre bouleversement, l’apparition du PARCHEMIN. L’industrie de ce nouveau support se développe surtout dans la ville de PergameL’actuelle Bergama en Turquie est une des 7 villes mentionnées dans le livre de l’Apocalypse.. Pourquoi la ville de Pergame ?

Parce que le roi d’Égypte Ptolémée V Épiphane, inquiet de la renommée toujours plus grande de la bibliothèque de Pergame, interdit l’exportation des papyrus égyptiens vers cette ville. Il existait une véritable rivalité entre la ville de Pergame et Alexandrie ; cette dernière étant soucieuse de conserver la renommée prestigieuse d’être la plus importante bibliothèque au monde. On voit ici les vestiges de l’antique bibliothèque de Pergame ; une ville qui possédait une imposante collection estimée à plus de 200000 manuscrits et parchemins. Celle d’Alexandrie en comptait plus de 400 000 volumesDe 40000 à 70000 rouleaux de papyrus seront détruits suite à l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie en 47 avant J.C..

Ici, on voit la nouvelle bibliothèque ultra moderne d’Alexandrie, inaugurée le 16 octobre 2002,

qui a été reconstruite sur le site même de l’antique bibliothèque qui a subi plusieurs dommages et assauts au cours des siècles avant d’être complètement détruite, au nom de l’Islam, en 647 après Jésus-Christ sur l’ordre du calife Omar, un des trois généraux qui ont succédé à MOHAMMAD (Mahomet).

(Échantillons de toutes les sortes d’écritures sur les murs extérieurs)

(La bibliothèque d’Alexandrie devrait pouvoir accueillir environ 5 millions d’ouvrages, ce qui en fait une bibliothèque de taille respectable à l’échelle mondiale, assez loin cependant derrière la Bibliothèque du Congrès, aux États-Unis, qui abrite près de 135 millions d’ouvrages, ou la Bibliothèque François-Mitterrand, à Paris, qui en contient quelque 20 millions, tout comme la Bibliothèque du Canada).

La similitude des deux mots ne trompe pas. Le mot parchemin vient effectivement de pergamênê, qui veut dire « peau préparée à Pergame ». Il s’agissait de peaux de moutons ou de chèvres (beaucoup plus tard, peaux de veaux appelées « vélin » (papier vélin) soigneusement nettoyées, amincies, polies, et parfois peintes. Le parchemin était beaucoup plus fin, plus souple et plus solide que le papyrus, mais il était encore plus coûteux. Il fallait donc l’économiser. Les scribes auront tendance à utiliser le moindre recoin disponible et à tasser les mots au point de supprimer tous les espaces entre eux.

Comme sur le papyrus, on écrivait sur le parchemin avec de l’encre, mais ce dernier se conservait plus longtemps, et, grâce à sa résistance, on avait toujours la possibilité de le gratter et d’y écrire à nouveau par-dessus. De tels parchemins écrits plusieurs fois, appelés palimpsestes, comptent parmi les plus intéressants éléments qui soient parvenus dans les mains des érudits aujourd’hui. Mais la grande révolution, le bouleversement majeur dans le domaine de l’écriture et surtout de la lecture est le CODEX.

Le codex est un parchemin pouvant être écrit des deux côtés (recto/verso) et assemblé en cahiers. La structure souple du parchemin favorise le pliage et le reliage. Moins volumineux, plus simple à consulter et facile à stocker, le LIVRE était né. Le parchemin ne s’imposera que vers le IVe siècle de notre ère. La mutation du papyrus au parchemin va prendre plusieurs siècles, mais très vite la Bible va généraliser cette nouvelle forme du livre, car les chrétiens la copient en codex dès le IIe siècle. L’usage du Codex s’étendra sur plus d’un millénaire.

Plusieurs parchemins ou « codex » de l’AT et du NT ont été découverts jusqu’à maintenant. Parmi les plus célèbres, nous trouvons : le Codex Vaticanus (IVe siècle) déniché vers 1850 dans un recoin de la Bibliothèque du Vatican. Ce document est écrit en grec et contient presque tout l’Ancien et le Nouveau Testament. Il peut être consulté consultable en ligne sur le WEB.

Il y a aussi le Codex Sinaïticus datant du IVe siècle après Jésus-Christ, découvert en 1844, appelé ainsi parce qu’il a été découvert par un homme nommé Constantin Von TISCHENDORF lors d’une visite au monastère orthodoxe de Sainte Catherine, au pied du mont Sinaï.

En parcourant les lieux, son attention fut attirée par une corbeille contenant de vieux parchemins allant servir de combustible pour le feu.

Il s’agissait de 129 grandes pages de parchemin contenant des parties d’une traduction grecque de l’Ancien Testament. Après une deuxième et une troisième visite, le moine économe lui présenta un vieil exemplaire de la Bible qu’ils conservaient : 215 autres pages. En réalité, c’étaient toutes les parties manquantes qu’il recherchait : un codex reprenant non seulement la plupart des textes de l’Ancien Testament, mais également le Nouveau Testament au complet.

Ce document se trouve aujourd’hui au British Museum à Londres. C’est un manuscrit complet du Nouveau Testament qui renferme aussi une large partie de l’Ancien Testament en grec. (Le British Museum de Londres abrite près d’un million de documents relatifs à l’arrière-plan de la Bible) (disponible aussi en ligne sur Internet pour consultation).

Un autre codex, le Codex Alexandrinus (Ve siècle), aussi écrit en grec, rassemble également des parties de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il est d’une qualité un peu inférieure et se trouve également au British Museum. Il existe, bien sûr, beaucoup d’autres parchemins ou codex de la Bible.

Le fameux PAPIER, tel qu’on le connaît aujourd’hui, encore plus fin que le parchemin, apparaît en Chine vers le IIe siècle apr. J.C. et en Occident dix siècles plus tard. Au début, il est fabriqué à partir d’une pâte, elle-même faite de coton, de chanvre, de lin ou de bois finement réduit en poudre. La Bible a donc traversé le temps et suivi de près l’histoire de l’écriture et de ses nombreux supports (même les plus récents : supports numériques), en lui donnant souvent ses lettres de créance. La Bible a également été un des premiers livres mis à disposition sur le WEB.

La Bible, sous l’apparence d’un livre unique de 1500 pages, est en fait une sorte de bibliothèque miniature composée de plusieurs livres, divisée aujourd’hui en deux sections inégales : l’Ancien Testament en constitue le ¾ et le Nouveau Testament le ¼. Dans notre troisième chapitre, nous irons un peu plus loin et découvrirons l’ordre méconnu et la structure originelle des différents livres qui constituent les Écritures saintes. Il est donc fascinant de constater que la Bible a traversé le temps sans vieillir, sans rider, sans perdre de sa force.

2. SA DIFFUSION ET SES TRADUCTIONS

Jésus, encore une fois, avait annoncé quelque chose à ce sujet en disant : « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24.14).

En fait, la Bible est, selon l’état actuel de nos connaissances, le premier livre qui ait été traduit dans une autre langue. Il s’agit de la traduction de l’Ancien Testament de l’hébreu au grec élaborée vers 280 av. J.C. appelée la SEPTANTE. Le souci de faire connaître la Bible à un groupe religieux donné en la traduisant dans sa langue, avec une attention particulière à ses besoins propres a donné lieu à un certain nombre de traductions anciennes dont la première fut celle des Septantes qu’on peut dater du IIIe siècle avant Jésus-Christ. Il s’agit là d’une traduction de la Bible hébraïque en grec. Le témoignage le plus ancien et le plus complet sur les origines de la Bible des Septantes est fourni par la lettre d’Aristée, œuvre dans pour la première fois le mot Livre (biblion) est utilisé pour désigner les 5 livres de la Torah, à savoir le Pentateuque. La lettre d’Aristée constitue la tradition selon laquelle la traduction grecque de la Bible des Septantes a été composée sur les ordres du roi égyptien Ptolémée II (-283-247) par 70 ou 72 anciens Palestiniens amenés expressément à Alexandrie à cette fin. Cette légende propagée depuis la lettre d’Aristée (entre -200 et -96) contient sans aucun doute une part de vérité puisque d’autres sources telles Aristobule, Flavius Josèphe et Philon d’Alexandrie viennent corroborer certaines des informations que la lettre apporte. Cette traduction fut commandée par Ptolémée Philadelphus pour être déposée dans la fameuse bibliothèque d’Alexandrie. Dès l’Antiquité, les textes de la Bible sont ceux qui ont été les plus copiés et recopiés.

Preuve de cela, c’est qu’il n’y a aucun document d’importance de cette époque dont nous possédions autant d’exemplaires. Des milliers et des milliers de manuscrits et fragments ont été retrouvés. Imaginez le nombre de copies en circulation au cours des siècles ! Pour le Nouveau Testament uniquement, il est intéressant de savoir que nous avons retrouvé à ce jour 5805 manuscrits en grec dans son entier, plus de 10000 en latin, au moins 9 300 en d’autres langues (syriaque, copte, éthiopien, slave, etc.), sans compter les quelque 24000 copies manuscrites de certaines portions du Nouveau Testament ainsi qu’un nombre considérable de tessons de poteries (ostraca) comportant des gravures de textes bibliques, qui constituent une source de vérifications possibles.

En plus, nous pouvons compiler près de 36000 citations bibliques faites dans les ouvrages des premiers Pères de l’Église (Origène : ses écrits citent 2/3 des versets du NT – Irénée : 1200 citations du NT dont 1/3 tirées des évangiles – Tertullien : 2500 citations du NT dont 900 tirées des évangiles – Clément d’Alexandrie : 320 citations du NT – Clément de RomePapiasPolycarpe – etc.) ainsi que 2433 lectionnaires, ces livres liturgiques, utilisés au cours des premiers siècles du christianisme, contenant des portions de la Bible. Même si nous n’avons aucun manuscrit original, nous pouvons reconstituer le Nouveau Testament tout entier à partir de ces citations faites par les Pères de l’Église, à l’exception de 11 versets seulement !  Suite à une recherche sur les citations des Pères de l’Église, D. DalrympleCité dans Charles Leach, Our Bible : How we got it., Chicago, Moody Press, 1898, pp. 35-36. Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here’s life publishers, 1994, p.48. dit : « Comme je possédais tous les écrits des Pères de l’église du IIe et IIIe siècle, j’ai commencé à chercher, et j’ai trouvé des citations de tous les versets du Nouveau Testament, excepté 11 ! » Ces derniers ont écrit leurs ouvrages entre 150 et 200 après Jésus-Christ. On sait aussi que des recueils de paroles de Jésus furent très vite mis en circulation. On en a retrouvé jusqu’en Haute-Égypte. Ce qui prouve que leur diffusion fut rapide et nombreuse.

En fait, il n’y a aucun document de l’Antiquité qui approche ces nombres. En comparaison, la deuxième œuvre la mieux documentée après le Nouveau Testament, l’Iliade d’ Homère, ne compte que 643 manuscrits qui confirment les textes originaux. Les écrits d’Aristote sont confirmés par 49 manuscrits, ceux de la vie de Jules César par 10, et ceux de Platon par seulement 7. Il y a, en outre, une différence tout aussi impressionnante entre les autres œuvres de l’Antiquité et les livres de la Bible ; c’est la courte période de plus ou moins 30 ans qui sépare l’époque où les évangiles furent écrits, et le plus ancien manuscrit que nous avons en notre possession. En comparaison aux 30 ans du Nouveau Testament, la période d’écart entre les écrits originaux et l’âge du plus ancien manuscrit est de 500 ans pour l’Iliade d’Homère (écrit vers 900 avant J.C.), de 1000 ans pour les écrits de César (écrit entre 100 et 44 avant J.C.), 1200 ans pour les écrits de Platon (écrit vers 400 avant J.C.), et 1400 ans pour ceux d’Aristote (écrit vers 350 avant J.C.). Ces textes philosophiques sont enseignés sans problème dans toutes nos écoles et la vie de Jules César n’a jamais été remise en question!

Au début des années 1900, deux jeunes scientifiques anglais, B.P. Grenfell et A.S. Hunt creusèrent dans des tas de gravats antiques en Haute-Égypte, précisément à Al-Behnesa dans la région de Fayoum. Ils dégagèrent de très anciens fragments de papyrus. Mais c’est un tout petit fragment de papyrus, de la taille de la paume de la main (environ 9 x 6cm), qui attira le plus leur attention. En examinant attentivement ce fragment, un chercheur C. H. Roberts découvrit qu’il contenait 7 lignes écrites en grec ancien respectivement au recto et au verso. C’était suffisant pour les identifier : une petite portion d’un évangile écrit par un des douze apôtres de Jésus : Jean, le disciple bien-aimé.

On voit ici ce fragment de codex désigné par le numéro P-52. Daté entre 100 et 150 après J.C., ce fragment est la plus ancienne portion manuscrite du Nouveau Testament que l’on connaisse. Ce texte-témoin est conservé comme un trésor précieux à la bibliothèque John Rylands de Manchester.

On peut y lire facilement une portion du texte de Jean 18. 31-33 et de l’autre côté, le verset 37 et 38. (Nous avons accentué en rouge les mots correspondant à ceux que l’on peut lire sur le papyrus). Cette découverte bouleversa d’un coup l’opinion des critiques. En utilisant toutes sortes de spéculations, ceux-ci affirmaient que l’évangile de Jean avait été écrit entre l’an 170 et 200 apr. J.C. et donc, du fait même, en concluaient que l’apôtre Jean n’était pas vraiment l’auteur de l’évangile Lui portait son nom.

Cependant, nous savons que Jean mourut à un âge avancé, vers la fin du 1er siècle après J.C., peu de temps après avoir écrit son évangile, ses épîtres et l’Apocalypse. Si une copie de l’évangile de Jean était parvenue en Égypte déjà vingt à trente ans plus tard, comme le prouve la découverte sensationnelle du papyrus P-52, on peut alors vraiment en saisir toute l’importance :

il prouve l’existence et la diffusion de l’Évangile de Jean dès l’an 150 après Jésus-Christ. Des textes encore plus anciens citent des portions du Nouveau Testament, dont une lettre de Flavius Clément, un contemporain de l‘apôtre Jean, manifestant que ces textes étaient déjà en circulation. Vers l’an 170, Tatien a fait une harmonie des quatre évangiles (le Diatessarion) qui a été une compilation d’au moins quatre manuscrits qui étaient déjà en circulation !

On estime à 2,5 milliards d’exemplaires de la Bible achetés ou offerts au cours du seul siècle passé. Il n’est pas étonnant que « le livre des livres » soit le best-seller de tous les temps. Nous devons souligner que dans l’histoire de l’Église, la querelle soulevée par la traduction de la Bible dans les langues populaires a joué un rôle très particulier. L’histoire des premières traductions dans les langues populaires est celle d’un combat (cf. Pierre Valdo et les Vaudois, Bède et John Wycliffe et Tyndale en Angleterre, Luther en Allemagne, Guillaume Farel, Jean Calvin, Pierre-Robert Olivétan en France et en Suisse).

Depuis l’invention de l’imprimerie, aucun livre ne connaît une diffusion planétaire aussi constante. L’impression à caractères mobiles mécanisée est née justement du désir de trois hommes de diffuser la Bible à grande échelle. Jean Gutenberg, Jean Fust et Pierre Schoeffer étaient profondément convaincus que la Bible est le meilleur don fait à l’humanité.

Gutenberg disait lui-même pour motiver l’importance de ce travail : « Donnons des ailes à la vérité! Non plus la parole écrite, à des prix démesurés, par une main fatiguée, mais la parole multipliée par une machine infatigable qui la transmet à toute âme humaine ».

On comprend mieux pourquoi le premier livre qui sortit de leur presse fut une Bible. Parue à Mayence en 1456, cette Bible en latin, imprimée en caractères gothiques, a été tirée à près de 200 exemplaires. 48 sont parvenues jusqu’à nous, dont 21 complètes. Aujourd’hui, on estime à 250 millions le nombre de Bibles diffusées chaque année dans le monde. Aucun ouvrage n’a eu un si gros tirage au fil des siècles. La Bible est vraiment un livre unique.

Un tel succès de diffusion est d’autant plus impressionnant que la Bible est souvent un livre encore mal connu, pour ne pas dire totalement ignoré par plusieurs. La Bible pulvérise tous les records de traductions et de diffusions. (Bible en braille pour les Chinois.)

Avant même la première impression de la VULGATE latine par Gutenberg (1456), elle était déjà traduite, en tout ou en partie, en 33 langues. En 1600, leur nombre était de 40, en 1700 seulement 52. Ensuite, ce nombre fit un bond : après les 75 traductions en 1800, on atteignait en 1900 les 567. Non seulement la Bible a triomphé du temps, mais elle a franchi toutes les frontières culturelles et nationales.

À la fin de l’année 2008, les hommes et les femmes du monde entier s’exprimant dans plus de 2837 langues ou dialectes différents ont accès à la Bible, en totalité ou en partie. Cela témoigne de façon évidente de l’universalité de son message et de sa compréhension. L’influence mondiale de la Bible découle de ses traductions. En fait, ce sont les traducteurs de la Bible qui ont fait faire un grand progrès à l’ensemble des traducteurs sur le plan mondial, et l’autorité d’ Eugène A. NIDA, linguiste, spécialiste de la traduction, est reconnu partout. C’est lui qui a dit : « Il n’y a rien que l’on puisse dire dans une langue qu’il ne soit pas possible de redire dans une autre ». Toutes les langues se ressemblent bien plus qu’il n’y paraît.Dans son livre L’origine des langues, publié en 1994, Merritt RUHLEN a démontré la parenté évidente des grandes familles linguistiques de la planète et l’existence d’une langue originelle, réalité historique décrite dans la Bible depuis longtemps dans le livre de la Genèse, cf. tour de Babel. Bien sûr, certains spécialistes contestent ses méthodes de travail et ses conclusions.

2837 langues et dialectes ! Qu’est que ce nombre représente à l’échelle mondiale ? Il existe selon les spécialistes 6912 langues et dialectes aujourd’hui, répartis dans 200 pays différents. Chaque petit point rouge sur cette carte représente une langue ou un dialecte particulier.

2837 possèdent une traduction de la Bible en partie ou en totalité. 90% de la population mondiale ne parle qu’une centaine de toutes ces langues. Cela signifie qu’il y a 6800 langues parlées par seulement 10% de la population du monde. Et selon les linguistes, la moitié d’entre elles pourraient disparaître dans le prochain siècle. En 2004, 97% de tous les hommes dispersés aux quatre coins de la terre avaient théoriquement accès aux Écritures dans une langue qu’ils pouvaient comprendre, même si ce n’était pas forcément leur première langue. (Dernier chiffre : 350 millions n’ont pas accès à la Bible dans leur propre langue : Source Wycclife).

Parfois, ceux qui veulent traduire la Bible doivent premièrement inventer une écriture pour la langue qui jusque-là n’était qu’un dialecte oral, sans signes pour la transcrire. À l’heure actuelle, toutes les langues ayant une écriture possèdent une Bible ou une partie de la Bible. Aux quatre coins de la planète, des milliers d’artisans, souvent anonymes, ont travaillé avec ténacité et abnégation à ce grand œuvre de la traduction biblique dans différentes langues : travail qui se poursuit depuis plus de 22 siècles et qui n’est toujours pas achevé. Nous sommes les heureux bénéficiaires de tout ce labeur titanesquePlusieurs efforts sont également entrepris un peu partout dans le monde, pour mettre à la disposition de plusieurs la Bible en format AUDIO, sachant qu’un milliard de personnes sur terre ne savent pas  lire, qu’à toutes les 5 secondes quelqu’un devient aveugle, et que pour plus d’un milliard de personnes, l’achat d’une Bible est tout simplement un luxe inaccessible. (Source : Bible Society, site internet).

(Tableau de Wycliffe sur le travail en cours) Le XIXe siècle vit la formation de la Société biblique de Paris et la Société biblique britannique. Ces deux sociétés jouèrent un grand rôle dans la traduction, l’édition et la diffusion des Bibles. Au moment où l’on se parle, des centaines de sociétés bibliques, des dizaines d’organisations nationales, associations, sociétés missionnaires, des dizaines de milliers de traducteurs et linguistes collaborent à la traduction de la Bible dans plus de 2000 nouvelles langues et dialectesPrincipaux organismes s’occupant de traductions bibliques : L’Alliance biblique universelle (ABU), la Société Biblique Internationale (SBI), la Société Internationale de Linguistique (SIL) qui est un organisme scientifique qui collabore avec les instances gouvernementales, pour la recherche linguistique et l’alphabétisation, et avec les églises pour la traduction de la Bible, le plus souvent dans les langues qui n’ont jamais été écrites.. Notons qu’il faut, en moyenne, environ douze à quinze ans de travail pour qu’une Bible soit traduite dans une langue inédite.

3. SES ADVERSAIRES NOMBREUX

La Bible est le livre qui a été le plus aimé de toute l’histoire de l’humanité. Mais, étrangement, les tentatives d’ôter à la Bible sa crédibilité sont presque aussi anciennes que la Bible elle-même. Jésus a affirmé clairement que « L’Écriture ne peut être anéantie » (Jean 10.35).

Malgré toute l’hostilité et les actions destructrices qui se sont poursuivies jusqu’à aujourd’hui contre elle, la Bible demeure intacte. Depuis des siècles, c’est le livre qui a été le plus combattu, attaqué, interdit, brûlé, ridiculisé, haï de toutes les générations. Des empereurs, des rois puissants, et même des autorités religieuses se sont opposés avec un zèle fanatique et s’opposent encore aujourd’hui à la possession de la Bible, de sa lecture ou de sa traduction. Certains sont même morts pour avoir traduit la Bible dans leurs langues, brûlés, emprisonnés, torturés (Wycliffe, Tyndale, Lemaistre de Sacy, etc.). Des régimes politiques n’ont épargné ni peine, ni argent pour la détruire. Certains encore ont essayé de la contester, de la banaliser.

En 1794, Thomas PAINEThomas PAINE, né le 29 janvier 1737 à Thetford en Grande-Bretagne et mort le 8 juin 1809 à New York, est un intellectuel, pamphlétaire, révolutionnaire devenu américain après avoir émigré à l’âge de 37 ans. Il connaît un certain succès grâce à son livre Le Siècle de la raison (The Age of Reason, 1793-1794) qui analyse le christianisme et milite en faveur du déisme., un des penseurs influents du XVIIIe siècle, appelé le siècle des Lumières (Cf. aussi VOLTAIRE, MONTESQUIEU, DIDEROT, ROUSSEAU, LINNÉ, BUFFON, LAMARCK, etc.) publie un livre intitulé Le siècle de la raison. Il affirme alors avec assurance : « La Bible ne s’en remettra pas. Dans 100 ans, on ne trouvera des Bibles que dans les musées ou les recoins moisis des librairies d’occasion ». Il a eu en partie raison, son ultimatum s’est écoulé depuis longtemps, et il est vrai qu’on peut dénicher des Bibles dans les musées et en trouver dans les librairies d’occasion, mais on en retrouve aussi partout, sur toute la terre.

Sous le couvert d’une philosophie matérialiste scientifique, plusieurs ont essayé de discréditer la Bible en disant qu’elle contenait des absurdités, des contradictions, un mélange de fables ou de superstitions du passé et même des erreurs flagrantesUne certaine critique en estima le nombre à plus de 200 000 ! Sur un livre de 1500 pages : voilà un chiffre qui réussit évidemment à impressionner. Cela correspond à 133 erreurs par pages ; une page de la Bible contient en moyenne 600 mots. Donc, selon les travaux de ces érudits : il y aurait dans la Bible 1 erreur à tous les 5 mots ! ! !. Plusieurs éléments de cette critique a eu écho dans notre monde occidental pendant plus de deux siècles. Beaucoup de personnes ont cru, malheureusement, à ce mythe irrationnel et émotionnel.

Les ex-républiques soviétiques à majorité musulmane (Ouzbékistan, Afghanistan, etc.), la Corée du Nord, le Laos et le Vietnam sont particulièrement sensibles à l’expansion de la foi chrétienne et la diffusion de la Bible. On en contrôle l’impression via un organe officiel du parti afin de sauver les apparences. On en réduit au minimum le nombre de copies et on en interdit l’importation. Dans certains pays, aujourd’hui encore, on risque même l’emprisonnement et la mort pour en avoir possédé une. (Il existe même un index des pays persécuteurs des chrétiens mis à jour annuellement qu’on peut consulter sur le WEB)

La ChineCf. Le reportage sur la liberté religieuse en Chine, diffusé pendant la période des Jeux olympiques de 2008 par Radio-Canada à l’émission Second Regard. Aussi: Article sur le web – China’s Bible Phobia Reveals Religious Freedom Worries empêche l’importation des Écritures et persécute un grand nombre de chrétiens. Plusieurs états de l’Inde publient des lois anti-conversions qui ne servent que de prétexte pour emprisonner les convertis ou ceux qui annoncent l’Évangile. Il existe même des brigades non officielles qui parcourent villes et villages et se font un devoir de dénoncer, torturer et tuer ceux qui possèdent des Bibles.

Ici, des chrétiens du PakistanRéf. http://www. aed-france. org/actualite/a-la-une/2010/06/24/pakistan-encore-une-victime-de-la-loi-anti-blaspheme/ font une marche dans les rues de Lahore suite à la mort en prison d’un chrétien qui avait été accusé par son voisin d’avoir insulté le prophète Mahomet. Il a été incarcéré par la police pour blasphème contre l’islam : son nom Rehmat Masih, âgé de 73 ans. L’Arabie Saoudite possède les pires lois en ce qui concerne la liberté religieuse. Dans les pays musulmans de la péninsule arabique, là où les autorités religieuses et civiles ne font souvent qu’un, il est interdit de la distribuer, et cela, même dans une langue autre que l’arabe.

Il en va de même dans d’autres pays musulmans du continent africain (Soudan, Érythrée, Le Maroc est sans conteste un des pays islamiques les plus respectueux des autres croyances, mais depuis 2009, la minorité chrétienne locale subit de fortes pressions. Le royaume islamique du Maroc au nord-ouest de l’Afrique a longtemps été considéré comme un pays ouvert et tolérant. Peu nombreux sont ceux qui connaissent la situation des chrétiens au Maroc où plus de 130 chrétiens étrangers ont été expulsés depuis 2009. Ceux qui restent encore sur place sont surveillés très étroitement par les services de sécurité. La littérature chrétienne et les Bibles en arabe ne sont pas autorisées dans le pays et on n’a pas le droit de communiquer l’Évangile à un Marocain. Les chrétiens marocains d’origine musulmane ont été interrogés et subissent des pressions de la part de ces mêmes autorités. Ils persistent pourtant à se retrouver pour des moments de culte. Mohamed*, un des responsables d’un groupe de chrétiens habitant dans une ville de taille moyenne raconte : « En tant que chrétiens, nous ne pouvons plus organiser des rencontres privées dans nos maisons sans que la police ne nous dérange. Nous nous retrouvons alors dans des cafés pour avoir un temps de communion et nous encourager mutuellement dans la foi. Nous ne devons pas être nombreux pour ne pas nous faire remarquer ». On estime entre 800 et 1000 les chrétiens d’origine musulmane au Maroc, sur une population totale de 33 millions. * Pseudonyme, Somalie, etc.) et du Moyen-Orient (Iran, Irak, Syrie,Arabie Saoudite, Yémen etc.). Les natifs qui s’attachent aux Saintes Écritures sont immédiatement persécutés, livrés à l’emprisonnement ou à la dépossession de leurs biens, et risquent grandement leur vie. (Livre de Raphael DELPARD : La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde) (Estimation : 55000 chrétiens tués chaque années à cause de leur foi)

(Lire le texte de l’endos de ce livre). Malgré tout cela, la Bible demeure et se répand par toute la terre avec une rapidité étonnante . . . La dernière tentative pour priver la Bible de son autorité fut de chercher à la narguer et à l’abaisser au niveau de tous les autres anciens livres religieux. Là où on ne peut empêcher que la Bible soit en circulation, on tente de s’attaquer à son autorité. Pourquoi des ennemis si opposés (les athées du communisme et les religieux musulmans ou hindous) s’acharnent-ils tous contre la distribution gratuite des écritures ? Pourquoi essaient-ils d’en discréditer le contenu ? Pourquoi veut-on dissuader hommes et les femmes d’y plonger leurs regards soit par la force ou les calomnies ? Parce que les Écritures saintes et la vérité du message de l’Évangile sont une puissance de Dieu qui transforment les vies, dévoilent les injustices, dénoncent la haine, la tyrannie et la violence et impliquent des bouleversements radicaux tels que les pensées rebelles et les sentiments d’orgueil de ses opposants sont mis à nu.

4. SON IMPACT ET SON INFLUENCE SUR L’HUMANITÉ

La Bible a fortement influencé notre civilisation. Il n’y a certainement aucun livre qui a été scruté à la loupe avec autant de minutie. Certains l’ont fait et le font avec respect et fascination, d’autres le font dans le but de parvenir à dénicher la preuve ultime qui démasquerait cette supercherie religieuse. De fait, des milliers de personnes et des scientifiques de haut niveau ont travaillé et travaillent encore sur ce livre. Que ce soit dans le domaine de l’archéologie, de la paléographie, de l’histoire ancienne, de l’histoire des religions, de la philosophie, de la linguistique, de la théologie, la Bible est examinée et scrutée sous toutes ses coutures. Les progrès scientifiques et techniques n’ont pas atténué la faim et la soif de la Bible, au contraire.

Alors que les enfants affectionnent et apprécient les histoires et l’enseignement de la Bible, des savants de tout temps, ont admiré et admirent encore la profondeur et la sagesse de ses affirmations. Parmi eux, nous reconnaissons rapidement les fondateurs de ce que l’on a appelé la science moderne. N’oublions pas que la science se doit d’être le désir de connaître, la recherche sincère et fidèle de la vérité :

  • Léonardo da VINCI (1452-1519) : peinture, sculpture, mathématique, musique, ingénieur, architecture, dessin anatomique, physique, optique, biologie, hydraulique, aéronautique, écriture, géologie, astronomie . . .« Le soleil luit pareil sur les bons et les méchants et poursuit sa course inexorablement. Mais chaque matin la feuille s’abreuve de rosée, juste ce qu’il faut pour la journée ». Un anthropologue qui a étudié l’œuvre de Léonard de Vinci a dit : «On retrouve une constante dans ces peintures : la méditation sur la réalité et le rôle central du sacrifice, accepté par le Christ, pour le salut de l’humanité ». (Exemple La Cène : 4,6m larg. x 8,8m long. )

  • Tycho BRAHE (1545-1601) et Nicolas Copernic (1473-1543)

  • GALILÉE (1564-1642), croyait ce que la Bible enseignait et s’opposait aux traditions religieuses de son époque concernant la position de la terre dans le système solaire.[

  • Johann KEPLER (1571-1630) : astrophysique, mouvement des planètes, système héliocentrique

  • Francis BACON (1561-1626) : méthode scientifique à partir des faits contrairement aux déductions philosophiques de la tradition d’Aristote. Il a dit : « Il y a deux livres ouverts devant nous pour éviter de sombrer dans l’erreur, le premier est la Bible qui révèle la volonté de Dieu et le second, la création qui manifeste sa puissance ».

  • Blaise PASCAL (1623-1662) : philosophe, mathématicien, calcul des probabilités, hydrostatique, hydrodynamique, son fameux livre Les Pensées

  • Robert BOYLE (1627-1691) : père de la chimie moderne, sonnant le glas à l’alchimie du Moyen-âge, dynamique des gaz (pression, température, volume)

  • Isaac NEWTON (1642-1727) : loi universelle de la gravitation

  • Carol LINNÉ (1707-1778) : père de la taxonomie en biologie, classification des plantes et animaux encore en usage aujourd’hui fixité des espèces, variétés, adaptabilité

  • James PARKINSON (1755-1824) : médecin anglais et géologue, découvertes médicales nombreuses dont la description de la maladie qui porte son nom

  • Michael FARADAY (1791-1867) : expérimentation scientifique de la nouvelle science de l’électricité et du magnétisme, plusieurs inventions,

  • Georges CUVIER (1769-1832) : anatomiste et paléontologue

  • Samuel MORSE (1791-1872) : artiste, sculpteur reconnu, et inventeur du télégraphe. Le premier message envoyé à son ami Alfred Vail, le 24 mai 1844, révèle son excitation et son émerveillement en Dieu en citant, dans cette première transmission expérimentale, un verset de la Bible Quelle est l’œuvre de Dieu ? (Nombres 23.23). Il construit la première caméra en Amérique et réalisa la première photo au monde. Il a dit : « Plus j’approche de la fin de mon pèlerinage, plus est évident l’origine divine de la Bible, plus est grand à mes yeux le remède sublime de Dieu pour l’humanité déchue, et le futur est illuminé d’espérance et de joie. »

  • James JOULE (1818-1889) : découverte de la valeur constante connue sous le nom équivalent mécanique de la chaleur, loi de la conservation de l’énergie première loi de la thermodynamique

  • Gregory MENDEL (1822-1884) : base de l’hérédité et établissement de la stabilité des espèces végétales et animales

  • Louis PASTEUR (1822-1895) : nom célèbre dans les sciences physiques et chimiques, la médecine, la théorie des germes des maladies réfutant ainsi le concept de génération spontanée dans la théorie de l’évolution, la base organique de la fermentation, la bactériologie, le procédé de la pasteurisation et de la stérilisation; il développa un vaccin contre la diphtérie, l’anthrax, etc.

  • Sir Henry RAWLINSON (1810-1895) : archéologue, déchiffrage des inscriptions de Behistun ouvrant la voie à la compréhension de l’histoire ancienne du moyen et proche Orient.


Peut-on vraiment mesurer le bien que la Bible a généré pour toute l’humanité, tous les services qu’elle a rendus au monde ? Ce sont les enseignements de la Bible qui ont inspiré des chrétiens, sortant de la société cruelle et amorale de l’Antiquité, à être des pionniers dans chacun des domaines suivants :

  • L’essor donné aux sciences par la suppression des liens de la superstition

  • La suppression de l’esclavage, la liberté civile et religieuse

  • L’émancipation de la femme

  • La compassion envers ceux qui souffrent et ceux qui vivent dans la misère

  • Le soin des malades, des infirmes et des vieillards

  • La création des hôpitaux, des asiles, des orphelinats

  • La lutte contre la prostitution, l’alcoolisme, le vice

  • L’instruction des enfants, même les plus déshérités

  • Les mouvements et les camps de jeunesse

  • L’action contre la pauvreté et les injustices sociales

  • L’œuvre de la Croix-Rouge, l’aide aux prisonniers et aux victimes de la guerre,

  • pour l’espoir, le courage, pour la bienfaisance (L’armée du Salut, Vision Mondiale, etc.) et les œuvres philanthropiques, pour le progrès des lettres et des sciences, pour les codes de lois, les réformes sociales.

Ces initiatives des disciples de Jésus-Christ, inspirés par le Livre, ont été copiées et reprises par les États et les partis politiques, lorsqu’on n’a plus voulu de l’influence religieuse (ou que celle-ci s’est affadie). Mais leur origine ne saurait faire aucun doute.

Sans contredit, la Bible a inspiré les individus et les sociétés dans tous les domaines : art, peinture, sculpture, science, architecture, littérature et musique (Jean Sébastien Bach et tant d’autres !). Aux XIe et XIIe siècles, les ménestrels récitaient dans les châteaux la Bible rimée ; le théâtre, né sur les parvis des Églises, représentait les scènes bibliques.

Les lois importantes des pays occidentaux sont pour la plupart basées sur les lois divines telles qu’elles apparaissent dans les Écritures. Beaucoup finissent par réaliser que certaines lois bibliques, comme celles par exemple concernant l’éthique sexuelle, les responsabilités personnelles en commerce et politique, l’intégrité judiciaire, sont de plus en plus ignorées, et ceci au détriment de la société. Le fait de les avoir laissées en dehors de nos projets ne nous a pas permis de jouir de la liberté que nous aurions pu espérer; au contraire nous ne cessons de nous plaindre de la corruption trop courante qui nous entoure. La législation donnée à Israël sous l’autorité de Moïse (Exode 19 à 34) est considérée par beaucoup comme étant supérieure à tout autre code ancien ; elle constitue, encore aujourd’hui, la base de la jurisprudence anglaise et américaine.

ROME, jeudi 12 janvier 2012 (ZENIT.org) – « La Grande-Bretagne est un pays chrétien et personne ne doit avoir peur de le dire », a déclaré le premier ministre anglais David CAMERON lors d’un discours à Oxford à l’occasion des 400 ans de la traduction de la bible en anglais attribuée au roi Jacques Ier d’Angleterre. Il insiste sur le fait que c’est justement « la tolérance que le christianisme exige de notre société » qui « donne plus de place aux autres religions » en Grande Bretagne. Des extraits de ce discours, prononcé le 16 décembre dernier, sont publiés par le quotidien du Saint-Siège, L’Osservatore Romano en italien de ce 12 janvier 2012, sous le titre : « La Bible qui fit l’Angleterre ». Le premier ministre ouvre son discours expliquant ouvertement que son intervention n’est pas celle d’un « fervent chrétien en mission pour convertir le monde » mais celle d’un premier ministre qui estime qu’il est « juste de reconnaître » l’impact qu’a eu cette traduction sur le pays et dans le monde entier. « La Bible a aidé à forger les valeurs qui définissent notre pays », souligne David Cameron : « Il ne faut pas avoir peur de reconnaître ces valeurs ». « Le Royaume-Uni possède une grande histoire chrétienne qui forme les fondements de notre gouvernement, la valeur de l’individu et l’importance de chaque être humain et de leur dignité devant Dieu », ajoute-t-il. Trois bibles sont vendues ou offertes chaque seconde dans le monde. Pour David Cameron, il y a trois bonnes raisons pour « ne pas avoir peur » de reconnaître son importance : la première est d’ordre culturel, la Bible ayant apporté en héritage une structure de langage qui, à travers la littérature, la musique et l’art, est celle que « nous vivons et respirons, sans même parfois nous en rendre compte ». La deuxième raison, poursuit-il, est que cet impact, on le retrouve aussi dans la politique : des droits de l’homme et de l’égalité à notre monarchie constitutionnelle et démocratie parlementaire, du rôle de l’Église dans les premières formes de mesures d’assistance sociale aux nombreux projets d’action sociale d’inspiration chrétienne. Enfin, la troisième raison est que la Grande-Bretagne est « un pays chrétien », que la Bible lui a donné « une série de valeurs et une morale qui sont à la base de ce qu’elle est aujourd’hui » et qui méritent d’être « activement » soutenues et défendues . . . Comme a dit Margaret THATCHER, rappelle-t-il, « nous sommes une nation où les idéaux sont fondés sur la Bible » : « Responsabilité, travail, charité, compassion, humilité, abnégation, amour et fierté à travailler pour le bien commun et honorer les obligations sociales, sont des valeurs qui parlent aux personnes de toute religion ou d’aucune, qui sont une richesse pour tous et que tous sont appelés à soutenir et défendre ». Constatant que vivre et laisser vivre a trop souvent signifié « faites ce que vous voulez », le premier ministre britannique, à l’égard de son propre pays, n’hésite pas à parler de « faillite morale », d’un « effondrement moral » de la société actuelle qui se fait de plus en plus visible. Pour contrer cela, David Cameron, suggère de retrouver ces valeurs traditionnelles chrétiennes, de les affirmer sans faiblesse, car « la neutralité morale ou la tolérance passive presque craintive », rappelle-t-il, « n’élimine en rien les comportements négatifs comme l’extrémisme, la violence, les abus, au contraire, mais contribue à causer des problèmes sociaux qui sont au cœur de l’illégalité ». Pour le premier ministre, l’heure est venue de refaire la distinction entre « ce qui est bien et ce qui est mal ».

Un historien du nom de Philipp SCHAFF, résume l’impact unique de la Bible et du message de Jésus par ce témoignage : « Sans argent et sans arme, ce Jésus de Nazareth a vaincu plus d’hommes qu’Alexandre, César, Mahomet et Napoléon ; sans avoir fait d’études supérieures et sans avoir acquis de connaissances particulières, il a projeté sur Dieu et sur l’homme plus de lumière que tous les philosophes et savants réunis; sans formules rhétoriques, il a prononcé des paroles de vie comme personne avant lui ni personne après lui, paroles qui ont produit des effets inconnus de tout autre orateur ou poète. Sans avoir écrit lui-même une seule ligne, il a donné matière à plus de sermons, de discours, de livres, de discussions, de doctrines, d’art et de louanges que toute la cohorte des grands hommes de l’Antiquité et des temps modernes. »

Plus significatif encore est son impact bénéfique sur la vie de ceux qui mettent ses enseignements en pratique dans leur vie. Son influence traverse le temps et continue aujourd’hui de toucher des hommes et des femmes de toutes origines des quatre coins notre planète.

Comment expliquer cette aptitude étonnante de la Bible et son message à communiquer aux hommes un sens à leur vie, de l’espérance, du courage dans l’épreuve, de la joie, de la consolation, une réponse à leurs besoins les plus profonds ? Dans le passé, et actuellement encore, des multitudes de personnes ont expérimenté et ont témoigné publiquement dans leur foyer, dans leur village, dans leur pays et dans le monde entier, . . .

que ses promesses sont vraies, que ses conseils sont justes, que ses instructions sont remplies de sagesse. Nous croyons, nous aussi, que le message de la Bible comble nos besoins les plus fondamentaux, nos aspirations les plus profondes. Sans détour, la Bible apporte des réponses claires et cohérentes à toutes nos questions.

5. SON MESSAGE DÉCISIF ET BOULEVERSANT

Les auteurs bibliques affirment sans cesse qu’ils transmettent la parole même de Dieu, infaillible et digne de confiance. L’expression « Ainsi parle l’Éternel  », ou « La parole de l’Éternel me fut adressée » revient 3808 fois seulement dans l’Ancien Testament! Ceux pour qui tout est relatif ne peuvent qu’avoir les oreilles agacées lorsque nous entendons une telle « prétention ». Quelle prétention de la part d’un quelconque écrivain ! Prétendre dire ce que Dieu a dit ; prétendre écrire ce que Dieu leur a dit d’écrire ; prétendre que la Bible est la révélation de Dieu : une révélation de la Vérité ; que toute Écriture est inspirée de Dieu et nous est grandement utile (2Timothée 3.16). C’est pourtant ce que la Bible affirme en parlant d’elle-même.

La Bible se désigne elle-même comme étant :

  1. la Parole de Dieu (Romains 10.17),
  2. la Parole du Seigneur (1Samuel 15.23),
  3. le Livre du Seigneur (Ésaïe 34.16),
  4. la Parole de l’Écriture (Luc 4.21),
  5. l’Écriture (Matthieu 21.42),
  6. les Saintes Écritures (2Timothée 3.15),
  7. le Livre de la vérité (Daniel 10.21 ; Jérémie 30.2).

En vérité, la Bible prétend, du premier mot jusqu’au dernier, être la révélation de la vérité de Dieu. Mais qu’est-ce que la Vérité ? Voilà probablement une des questions les plus importantes pour l’homme depuis toujours.

Pilate, lui-même, ce fameux gouverneur romain, connaissant bien toutes les paroles des philosophes grecs et peut-être lassé de tous ces discours rhétoriques, a tout de même demandé à Jésus lorsqu’il a comparu devant lui : « Qu’est-ce que la vérité ? ». Pilate a posé la question à Jésus, Mais Pilate n’est pas resté pour entendre la réponse ; il est sorti pour s’adresser aux Juifs qui voulaient voir Jésus crucifié. Désabusé peut-être par les contradictions et les querelles de la philosophie grecque ou encore par les folies des religions païennes, et préférant étouffer sa conscience, il mit à exécution son désir de plaire aux hommes en ordonnant la crucifixion de Jésus. Plusieurs encore aujourd’hui sont convaincus d’avance qu’il n’y a pas de réponse à cette question.

Si Pilate avait eu une attitude de cœur différente, il aurait peut-être entendu Jésus lui répété ce qu’il venait de dire à ses disciples quelques heures auparavant : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14.6) et aussi « La parole de Dieu est la Vérité » (Jean 17.17). Personne n’a prétendu à de telles choses ! Encore aujourd’hui, le besoin de Vérité est assurément un de nos plus grands besoins. Mais qui a faim et soif de cette Vérité si précieuse ?

Toutes les religions et tous les écrits religieux nous présentent invariablement et constamment l’homme qui doit s’élever vers le divin, performer à tout prix et accomplir toutes sortes d’œuvres, de sacrifices ou de cérémonies soit pour calmer la fureur de Dieu ou soit pour lui plaire et mériter ses faveurs atteignant ainsi des degrés supérieurs de spiritualité, de connaissance ou de sagesse.

Complètement à l’opposé, le message central de la Bible apporte une vision étonnante. Elle nous dépeint plutôt le Créateur de l’Univers, un Père rempli de miséricorde, de grâce et d’amour qui, mystère insondable et glorieux, s’abaisse jusqu’à nous en prenant forme humaine, la forme d’un bébé, qui grandit en sagesse, en stature et en grâce, qui marche au milieu de nous, qui vient nous chercher là où nous nous sommes perdus.

La Bible nous dévoile quelque chose de vraiment étonnant : ce n’est pas l’homme qui cherche Dieu, c’est Dieu qui est à la recherche de l’homme. La première parole prononcée par Dieu après la chute de l’homme est : « Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? » (Genèse 3.9). Il n’y a qu’une seule explication possible : s’il nous cherche, c’est que nous nous sommes sûrement éloignés de Lui et nous nous sommes perdus.

Oui, nous croyons que la Bible est vraiment un LIVRE ET UN PHÉNOMÈNE UNIQUE dans toute l’histoire de l’humanité. Et au milieu de la Bible, dans le livre du prophète Ésaïe, il est écrit :

« Approchez nations pour entendre! Peuples soyez attentifs ! » . . .

« Consultez le livre de l’Éternel et lisez ! »
(Ésaïe 34.1,16)

Découvrons maintenant pourquoi la Bible est UNE ÉCRITURE FIABLE ET AUTHENTIQUE . . .

© 2010 Œuvre Collective – ÉDITIONS DU MATIN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Publier des commentaires