« Je veux t’instruire aujourd’hui, oui, toi. N’ai-je pas déjà pour toi mis par écrit des conseils et des réflexions pour t’enseigner des choses sûres, des paroles vraies . . . »

(Proverbe 22.19-20)

LA BIBLE EN 10 MOTS
2. UNE ÉCRITURE AUTHENTIQUE ET FIABLE

Nous avons considéré dans notre premier chapitre différents éléments qui nous prouvent que la Bible est un LIVRE et un phénomène unique : sa longévité, sa diffusion planétaire et ses nombreuses traductions, ses adversaires nombreux, son impact et son influence sur l’humanité et aussi son message décisif et bouleversant. Regardons maintenant les raisons qui nous assurent que la Bible est une ÉCRITURE fiable et authentique.

  1. Son unité
  2. Son intégralité et son invariabilité confirmées
  3. Ses affirmations historiques et scientifiques
  4. Ses prophéties précises et inégalées
  5. Son autorité reconnue par Jésus-Christ

1. Son unité (ou son harmonie)

Certains philosophes ont dit : « Comment l’infini pourrait-il communiquer avec le fini, et le Créateur avec la créature ? La vérité absolue serait-elle exprimable dans les termes limités du langage humain, en utilisant de simples mots formés de quelques lettres ? »

Pourtant, ne voyons-nous pas chaque jour un père instruire son fils mot à mot, en adaptant sa pensée et son vocabulaire à la compréhension de l’enfant ? De même, un voyageur ne décrit-il pas l’inconnu en partant de termes connus ? Le Créateur ne pourrait-il pas agir de la même manière ? (Psaume 19.4-5)

Le message ancré sur du papier par l’écriture devient universel, indestructible et presque omniprésent. Ceux qui étudient l’histoire et l’origine de la Bible sont inévitablement frappés d’un profond étonnement en considérant la méthode étrange et inhabituelle de sa formation.

Car, contrairement à tous les autres livres dits religieux ou sacrés, la Bible n’a pas été dictée par un ange venu du ciel ou rédigée par un seul écrivain, mais bien par plusieurs. Jamais un homme n’a reçu l’ordre d’en établir le plan. Jamais non plus un groupe d’hommes réuni ensemble ne s’est concerté pour accomplir cette tâche. Reconnaissons que le risque de contradiction et d’incohérence est d’autant plus accru.

Petit à petit, partie après partie, échelonnés sur quinze siècles, embrassant une soixantaine de générations, ce livre s’élabore sous la plume d’une quarantaine d’auteurs. Ces auteurs se distinguent les uns des autres par leur culture, leur nationalité, leur origine sociale, leur passé, leur environnement, leur caractère, leur degré d’éducation, leur occupation ou leur métier. Par exemple :

  • Moïse, un haut dirigeant, ayant complété ses études supérieures en Égypte (ce n’est pas peu de chose à cette époque !) est devenu par la suite un simple berger ;

  • Josué, un conseiller et un homme militaire ;

  • Néhémie, un échanson du roi Artaxerxès et un gouverneur ;

  • David, un berger qui devint roi ;

  • Salomon, un roi de renommée mondiale à son époque ;

  • Amos, un autre berger ;

  • Daniel, un premier ministre-conseiller spécial à l’époque de Nabuchodonosor (Babylone) et puis de Darius (Perses) ;

  • Luc, un médecin d’origine grecque ;

  • Pierre et Jean (l’apôtre) des travailleurs autonomes dans le domaine de la pêcherie ;

  • Matthieu, un percepteur d’impôts, un fonctionnaire à la solde des Romains ;

  • Paul, un fabricant de tentes ;

  • d’autres encore travaillaient comme chroniqueurs, archivistes, éleveurs, jardiniers, agriculteurs, prêtres, ouvriers, dirigeants, poètes, musiciens.

Comment expliquer que ces hommes, sur une période de 1500 années, aient pu écrire une œuvre si parfaitement homogène et sans contradiction réelle. Cela est d’autant plus étonnant lorsqu’on réalise que les sujets évoqués sont parmi ceux qui soulèvent généralement des débats enflammés, des polémiques tumultueuses et même des batailles houleuses d’opinions discordantes : l’origine du cosmos, la création, le sens de la vie, le phénomène religieux, la personne de Dieu, le mal et le bien, la mort et la destinée éternelle.

D’autant plus que la Bible a été écrite dans différentes villes et pays : Israël, Babylone, Égypte, Grèce, Rome. De même, les circonstances de sa rédaction sont très variées : en temps de paix et de guerre, en temps de gloire et en temps d’humiliation, en temps de joie et de peine, de crainte et d’inquiétude, de détresse et de doute.

Nous pouvons observer différents genres littéraires dans la Bible : des récits historiques, des écrits poétiques (des chants), des livres prophétiques et des lettres d’instructions acheminées à des églises ou à des individus. Mais, fait à souligner, dans la Bible il n’y a aucun conte, fable, légende, épopée romanesque ou comédie ; tous des styles d’écriture qui ne servent pas la cause de la vérité.

La Bible a été écrite à partir de langues très anciennes mais qui existe toujours aujourd’hui. L’araméen, un vieux dialecte qui existait déjà au VIe siècle av. J.C., était la langue administrative de l’Empire perse. L’araméen s’imposait toujours comme langue usuelle de la Palestine à l’époque de Jésus.

Aujourd’hui encore, un demi-million de personnes parle une sorte de néo-araméen un peu partout dans le monde (Arménie, Azerbaïdjan, Iran, Irak, Israël, Géorgie, Liban, Russie, Syrie, Turquie et même au Brésil et en Australie). Seulement quelques passages sont écrits en araméen dans la Bible : Daniel 2,4 à 7,28 ; Esdras 4,8 à 6,18 ; Genèse 31,47 et Jérémie 10,11.

L’hébreu est vraiment la langue principale de la Bible. L’hébreu fait partie de la famille linguistique des langues sémitiques, à laquelle appartiennent aussi l’araméen, l’arabe, l’accadien et l’éthiopien. Le mot sémitique vient du mot « shem », nom d’un des fils de Noé (Genèse 6.10).

L’hébreu possède des qualités admirables. Cette langue colorée, harmonieuse et vivante se distingue comme moyen de transmission parfait pour transmettre les vérités sacrées. Dans sa forme poétique, la même pensée est souvent reformulée avec d’autres mots. Cette répétition, loin d’être monotone, nous permet de bien saisir ce qui est dit et nous donne une compréhension juste. Les idées derrière son vocabulaire donnent à cette langue une nature imagée, riche en symboles. (AT = 8674 mots hébreu différents utilisés).

Pour sa part, le Nouveau Testament a été écrit en langue araméenne et simultanément traduit en grec pour en faciliter la diffusion. Ces traducteurs ont rompu avec les habitudes littéraires de leur temps en employant, non pas un grec ésotérique ou philosophique, mais tout simplement la langue grecque de tous les jours, appelée la koinè, un grec vulgarisé, populaire.

Les écrivains de la Bible s’adressent à leurs semblables, dans un langage qui exprime tout ce qu’il y a de plus humain, pour être compris d’eux. Ils parlent à leur intelligence et à leur cœur. (NT = 5624 mots grecs différents utilisés).

ichtus

JÉSUS-CHRIST DIEU FILS SAUVEUR

Acrostiche en grec utilisé à l’époque de l’église primitive aux temps des persécutions romaines. On retrouve cet acrostiche sur les épitaphes, gravé sur de la pierre, mais aussi sur des pierres précieuses, des gemmes, des bagues, améthyste, jaspe ou agate, et comme sceau.

Différentes époques, différentes langues, différentes localités, différentes personnes, différents genres littéraires. Et pourtant, en examinant attentivement la Bible du début jusqu’à la fin, une harmonie vraiment remarquable suscite notre admiration. Un fil conducteur évident et bouleversant parcourt et relie tous les livres qu’elle contient.

Du premier livre de la Bible jusqu’au dernier, de la Genèse à l’Apocalypse, jaillit un message harmonieux et cohérent qui s’illumine de plus en plus comme le parcours du soleil de l’aurore jusqu’à son zénith.

De la première ligne jusqu’à la dernière, ceux qui écrivent la Bible apportent toujours un témoignage. Ils présentent les faits et ne cherchent jamais à les défendre. Un bon témoin s’en tient aux détails les plus ordinaires, aux faits les plus concrets. Ainsi, la Bible surprend par le ton, la sobriété et le terre-à-terre du témoignage. Elle contraste remarquablement bien avec tout ce que nous appelons « livre de spiritualité », « livre moral »ou « livre religieux ». Aucune hauteur abstraite et philosophique où nous nous complaisons souvent. Nous sommes immergés plutôt dans la réalité la plus simple du quotidien.

En ce sens, nous comprenons cette parole de l’apôtre Paul qui dit : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, elle pénètre jusqu’aux profondeurs de l’être, partageant âme et esprit, jointures et mœlles ; elle discerne et révèle les sentiments et les penchants du cœur, elle juge les pensées et les intentions les plus secrètes. Rien dans la création, ne peut échapper au regard de Dieu, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte »(Hébreux 4:12-13 – Bible du Semeur)

La Bible : un livre comme les autres livres dits sacrés ? M. Montiero-Williams (1), un célèbre linguiste et professeur de Sanskrit – une ancienne langue indienne – a étudié pendant 42 ans les livres orientaux et les a comparés avec la Bible. Il affirme :

Empilez tous ces livres à la gauche de votre bureau ; placez la Bible seule à votre droite et laissez le plus grand espace possible entre eux. En effet, un abîme sépare la Bible des livres dits ‘sacrés’ de l’Orient . . . Ils ne sont qu’une bougie, comparés au soleil de la Bible !

Les évènements relatés dans la Bible n’ont pas pour but ultime de prouver ou réfuter l’existence de Dieu ; elle l’affirme dès ses premiers mots. La Bible est vraiment différente de tout autre récit de l’Antiquité : elle n’a pas son pareil. Elle n’est pas non plus un outil de propagande fabriqué pour justifier un peuple ou les actions d’un roi quelconque.

C’est le récit d’un peuple qui a conclu une alliance avec son Dieu, et de la nature de cette alliance. Il montre les échecs et les défauts non seulement des leaders mais également du peuple dans son ensemble. Leurs succès ne sont normalement pas les leurs, mais plutôt le résultat de l’intervention ou de l’aide divine.

Aucune autre nation ne possède un document qui critique autant son peuple. la Bible ne peut donc pas être comparée aux annales des rois d’Assyrie et de Babylone ou aux récits hiéroglyphiquesCaractère idéographique de l’écriture de l’Égypte ancienne détaillant les exploits des pharaons égyptiens.. Elle est inégalée dans l’Antiquité ou dans le monde moderne.

Trait distinctif et saisissant, la Bible ne cache pas ou ne voile pas le côté négatif de l’homme. Nous sommes confondus de la franchise avec laquelle les auteurs dévoilent tout ce qu’il y a de blâmable et même de honteux dans la conduite des personnages bibliques. On ne comprend pas qu’il soit possible de présenter de pareils récits comme un mythe ; car le peuple qui l’aurait inventé aurait travaillé à sa propre honte. Le récit biblique relate leurs échec, leurs souffrances variées, leurs maladies, leurs rejets, des catastrophes familiales ou matrimoniales, des moments de crise spirituelle.

La Bible parle des péchés et des égarements des patriarches :

  • la désobéissance d’Adam et Ève,

  • l’ivresse et l’inceste de Lot,

  • le meurtre de Moïse,

  • l’adultère de David,

  • la polygamie de Salomon,

  • les reniements de Pierre

  • et encore le désordre moral qui existait dans certaines assemblées chrétiennes.

Pas de faux-semblants. Pas de maquillages et d’embellissements. Ce sont des récits d’hommes et de femmes qui ont la même nature que nous et dans lesquels nous nous reconnaissons totalement comme si nous regardions dans un miroir ! C’est un livre d’apparence si ordinaire. Rien, à première vue, pour attirer nos regards. Depuis son commencement, c’est ce livre si ordinaire qui a eu un impact si extraordinaire dans le monde entier !

2. Son intégralité et son invariabilité

Malgré les soins assidus pris tout au long de l’histoire, nous ne détenons aucun original, aucune copie initiale de quelques textes bibliques que ce soit. Tout ce que nous possédons, ce sont des copies de copies de copies . . . (peut-être Dieu n’a-t-il pas permis que ces autographesTexte écrit et signé par son propre auteur. nous soient conservés parce qu’il connaissait la tendance superstitieuse de l’homme à vénérer et même adorer des reliques (2).

Mais alors comment peut-on se fier au texte biblique ? Le texte que nous retrouvons dans nos Bibles correspond-il au texte original ? Comment savoir si des erreurs et de sérieuses altérations ne l’auraient pas affectées ?

Il y a 60 ans, les manuscrits les plus anciens que nous possédions en hébreu dataient du IXesiècle après Jésus-Christ. Toutes les éditions de la Bible hébraïque étaient basées sur un magnifique manuscrit complet de 895 après Jésus-Christ appelé le CODEX de LÉNINGRAD, conservé à la Bibliothèque Nationale de St-Petersburg. C’est le plus ancien texte hébraïque où apparaît la fameuse notation massorétique pour marquer les voyelles absentes de l’alphabet hébreu à l’aide d’un système de points et de traits placés surtout au-dessous des consonnes.

Mais une question demeurait : ce manuscrit si récent était-il un témoin fidèle et fiable des textes originaux ? Un bon nombre de spécialistes en doutaient. Les théologiens eux-mêmes, dès la fin du XIXe siècle, commencèrent à avoir de sérieux doutes quant à l’authenticité des textes bibliques de l’Ancien Testament. Mais une découverte fascinante est venue complètement bousculer les spéculations hostiles de certains en ce qui concerne l’intégralité du texte biblique.

Tout commence en 1947, au moment même où les Nations Unies délibéraient sur la constitution d’un État juif au mois de mai, deux jeunes bergers bédouins En arabe : badawi (habitant du désert)., Mohammed Edh-Dhib et deux de ses cousins partent à la recherche d’une chèvre égarée. Il lance alors une pierre à l’intérieur d’une des nombreuses grottes ordinaires parsemant une falaise, pensant que l’animal s’était caché à cet endroit. Au son de l’impact de la pierre, ils furent surpris d’entendre un bruit de fracassement semblable à celui d’une poterie brisée.

Le jour étant sur son crépuscule, les cousins décident de revenir explorer la grotte le lendemain ; une petite grotte mesurant 8 mètres de long sur 2 mètres de large et 2,5 mètres de hauteur, située à Qumran, au nord-ouest de la mer Morte, à douze kilomètres de Jéricho. Ils trouvent alors, deux jarres d’argile avec de vieux rouleaux en cuir à l’intérieur. Ils retournent à leur camp et à l’abri dans leur tente ils ouvrent les couvercles : trois textes anciens s’y trouvent sur des rouleaux de cuir étonnamment bien conservés, dont un rouleau complet et bien conservé du prophète Ésaïe Yéshayah,(l’Éternel, Yahvé sauve)..

Les trois cousins décidèrent de retourner dans ces grottes de Qumran et découvrirent quatre nouveaux textes anciens : un autre rouleau du prophète Ésaïe, un rouleau contenant un récit des patriarches, un rouleau sur la guerre entre la lumière et les ténèbres et un dernier sur des Psaumes d’actions de grâce.

Ces sept textes anciens (les trois premiers et les quatre autres) restèrent pendant quelques mois à leur campement, accrochés aux piquets de soutien de leur tente. Mohammed et sa famille portèrent quelques autres rouleaux à un cordonnier de Bethléem. Le cordonnier, connu sous le nom de Kando, se disait aussi marchand d’antiquités ; conscient de la valeur potentielle des rouleaux, il offrit quelques pièces de monnaie contre la trouvaille de la famille bédouine.

Il fit ensuite porter par les Bédouins quatre rouleaux à un homme du nom de Yeshua Samuel, le responsable de l’Église orthodoxe syrienne de Jérusalem à laquelle appartenait Kando, afin d’en connaître la valeur et d’en savoir davantage sur eux. Au début, l’entourage du responsable refoula les visiteurs, les prenant pour des mendiants, mais les Bédouins réussirent finalement à exposer le but de leur visite. Yeshua Samuel paya une trentaine de dollars à l’époque pour les quatre rouleaux.

Le 1e juin 1954, il fît paraître une annonce dans le Wall Street Journal avec ces quelques mots : « Biblical Manuscripts dating back to at least 200 B.C. are for sale. This would be an ideal gift to an educational or religious institution by an individual or group » ! ! ! Ces quatre rouleaux furent rachetés pour la somme de 250000$.

Les fouilles qui suivirent permirent d’exhumer dans d’autres grottes des centaines de manuscrits et de fragments, en hébreu, en araméen et en grec. Entre 1947 et 1956, trois cents grottes ont été explorées. Onze de ces grottes ont livré plus de 100000 fragments provenant de 870 manuscrits dont 190 copies de tous les livres de l’Ancien Testament (à l’exception du livre d’Esther).

Onze manuscrits seulement sont en excellent état dont une copie complète du fameux livre du prophète Ésaïe, daté de125-100 avant Jésus-Christ. Ce dernier est long de 8 m sur 32 cm de haut. C’est un trésor inestimable, car tous ces manuscrits ont permis de vérifier l’intégralité de la reproduction manuscrite de l’Ancien Testament.

Ces rouleaux furent vendus et devinrent les trésors de l’État d’Israël. Depuis1965, une exposition permanente des manuscrits trouvés à Qumran a lieu dans ce que l’on a appelé le Sanctuaire du Livre (Shrine of the Book), à Jérusalem.

L’architecture de ce musée est impressionnante ; son toit imite la forme d’un couvercle d’une de ces jarres découvertes dans les grottes.

Celle-ci de forme allongée, en céramique cuite (75 x 42cm ; couvercle : 22 x 11cm) est l’une des quatre retrouvées intactes dans lesquelles on conservait les manuscrits enveloppés dans du tissu : une toile de lin imprégnée de bitume et de cire, selon un vieux mode de conservation. Un couvercle scellé avec du bitume permettait aux parchemins d’être bien protégés.

Les spécialistes avaient hâte de commencer à déchiffrer ces vieux documents. Le texte de la Bible avait-il été corrigé, modifié, transformé suite à ce long délai de 1200 ans ? Eh bien non. La comparaison des deux groupes de textes en démontra l’incroyable concordance. Une manifestation fascinante de l’immuabilité des Écritures par rapport à ses détracteurs. Ces savants étaient désormais en face de documents qui remontaient entre 300 et 70 avant Jésus-Christ.

En d’autres termes, ces parchemins permirent de faire un bond dans le temps d’un millénaire et de confirmer la préservation exceptionnelle du texte original. Les écrits bibliques ne furent ni modifiés, ni altérés par les nombreuses transcriptions au cours des siècles. Ils apportent également de précieuses indications sur l’exactitude de la transmission du texte et sur sa fiabilité.

Les scribes (sofer, en hébreu) d’autrefois avaient comme tâches la préservation, la reproduction et la protection des Saintes Écritures. Avec une rigueur maladive, ils y vouaient un soin infini. Ils possédaient un répertoire comptabilisant l’ensemble des lettres, des syllabes, des mots et des lignes de chaque livre de l’Ancien Testament, leur permettant de contrôler l’exactitude des copies.

Chaque lettre était scrupuleusement isolée. Si deux lettres se touchaient, le document était rejeté, passoul (impropre à la lecture). Certains qualifient cela de pure folie, d’autres considèrent cela comme de la fidélité à l’égard des Écritures transmises de génération en génération. Aucun texte ancien n’a été aussi scrupuleusement respecté et conservé, ni recopié avec autant de souci.

Un siècle avant la découverte des manuscrits de la mer Morte, à une époque où le rationalisme cherchait à discréditer les textes de la Bible, Louis GAUSSEN, un érudit de la Bible, écrivait en 1840 dans le livre LA DIVINE INSPIRATION DE LA BIBLE, ce qui suit :

Or, quoique toutes les bibliothèques où l’on peut trouver d’anciens exemplaires des livres saints aient été appelées en témoignage ; quoique les éclaircissements donnés par les Pères de tous les siècles aient été étudiés ; quoique les versions arabe, syriaque, latine, arménienne et éthiopienne aient été collationnées, quoique tous les manuscrits de tous les pays et de tous les siècles, depuis le IIIe jusqu’au XVIe, aient été recueillis et mille fois examinés, par d’innombrables critiques qui cherchaient avec ardeur, et comme la récompense et la gloire de leurs fatigantes veilles, quelque texte nouveau ; quoique les savants, non contents des bibliothèques de l’Occident, aient visité celles de la Russie, et porté leurs recherches jusqu’aux couvents du mont Athos, de l’Asie turque et de l’Égypte pour y chercher de nouveaux instruments du texte sacré, on n’a rien découvert, non pas même une seule leçon (une seule variante) qui ait pu jeter un doute sur un passage considéré auparavant comme certain.

Toutes les variantes, presque sans aucune exception, laissent intactes les pensées essentielles de chaque phrase et n’ont rapport qu’à des points d’une importance secondaire, tels que l’insertion ou l’omission d’un article ou d’une conjonction, la position d’un adjectif avant ou après son substantif, l’exactitude plus ou moins grande d’une construction grammaticale.

Frédéric BRUCE, professeur et directeur d’un département de littérature et d’histoire biblique en Angleterre ajoute :

. . . lorsque nous avons à faire à des documents tels que ceux du Nouveau Testament qui ont été copiés et recopiés des milliers de fois, la marge d’erreur de la part des copistes est si grande qu’il est étonnant de ne pas trouver plus d’erreurs qu’il n’y en a en réalité. En fait, le grand nombre de manuscrits, en même temps qu’il accroît la possibilité d’erreurs de copie, accroît aussi, fort heureusement, la possibilité de corriger ces erreurs, si bien que la marge d’erreur dans le rétablissement des mots originaux est moins grande qu’on ne pourrait le craindre.

La quantité des manuscrits de la bible explique le nombre impressionnant de quelques dizaines de milliers de variantes qui nous sont parfois citées comme preuve que nos Bibles ne soient guère fiables.

Il faut cependant savoir, comme le soulignait déjà Louis GAUSSEN, que la plupart de ces variantes sont de simples fautes d’orthographes ou d’inattention – comme les mots n’étaient pas séparés par des espaces et qu’il n’y avait pas de ponctuation, il était facile de faire de telles fautes (3). Toutes ces fautes sont faciles à repérer et à corriger (4).

Au centre de ce mausolée en Israël, est exposé le rouleau du prophète Ésaïe, de manière à être lu et consulté par tous, dans sa totalité. C’est le seul livre biblique complet découvert à Qumran.

C’est le livre de l’Ancien Testament qui renferme probablement les prophéties les plus saisissantes concernant la venue du Messie : sa mission, ses souffrances, ses enseignements, ses miracles, sa mort et sa résurrection d’entre les morts. Les précieux manuscrits de la Mer Morte manifestent hors de tout doute que ces textes n’ont pas été écrits après leur accomplissement.

3. Ses affirmations historiques et scientifiques

La Bible est aussi unique pour la justesse remarquable et la minutie de ses déclarations dans tous les domaines.

Astronomie, biologie, physique, géographie, histoire, même ses conseils au niveau de la santé et de l’hygiène ont été corroborés à plusieurs reprises par la médecine moderne. Jamais les affirmations scientifiques de la Bible n’ont dû être révisées en fonction de nouvelles découvertes.

Plusieurs ont cherché à opposer Bible et Science dans toutes sortes de débats et de reportages. Étrangement, pour ceux qui prennent le temps de considérer les choses attentivement, nous constatons que la plupart des principes de la science moderne sont mentionnés dans la Bible comme des réalités de la nature déjà connues et ce, bien longtemps avant que les scientifiques modernes les confirment de manière expérimentale. Voici un aperçu des déclarations de la Bible corroborées bien plus tard par la science :

  • la rondeur de la terre (Ésaïe 40.22) 700 ans av. J.C.

  • l’immensité quasi infinie de l’univers sidéral (Ésaïe 55.9), 700 ans av. J.C.

  • la loi de la conservation de la masse et de l’énergie (2Pierre 3.7), 1e siècle

  • le cycle hydrologique (Écclésiaste 1.7), 1000 ans av. J.C.

  • l’immense nombre d’étoiles (Jérémie 33.22), 600 ans av. J.C.

  • la loi de l’entropie croissante (Psaume 102:26-28), 1000 ans av. J.C.

  • l’importance capitale du sang dans les processus de la vie (Lévitique 17.11). 2000 ans av. J.C. Ce n’est qu’au XVIe siècle que William HARVEY découvrit le rôle du système circulatoire dans le corps humain. Le premier livre de la Bible déclarait que la vie du corps est dans le sang. (Genèse 9.4)

  • la circulation atmosphérique (Écclésiaste 1.6), 1000 ans av. J.C.

  • le champ de gravité (Job 26.7) et beaucoup d’autres. Plus de 2000 ans av. J.C.

Ces principes, bien sûr, ne sont pas exposés dans le jargon technique ou scientifique, mais dans un langage élémentaire, celui de l’expérience humaine quotidienne. Ils correspondent néanmoins, totalement aux découvertes scientifiques des derniers siècles. Et contrairement à de nombreux écrits anciens trouvés par les archéologues, les textes de la Bible sont dépourvus de superstition et d’absurdité

Les confirmations archéologiques du récit biblique sont presque innombrables depuis le 20e siècle. Le Dr.Nelson GLUECK (1900-1971) (5), que l’on peut voir en page couverture de la revue TIME du 13 décembre 1963, était probablement le meilleur expert moderne de l’archéologie israélienne. Il a dit :

Aucune découverte archéologique n’a jamais réfuté un texte biblique. De nombreuses trouvailles confirment en esquisse claire ou dans le détail des affirmations historiques de la Bible. De même, une évaluation exacte des descriptions bibliques a souvent conduit à des découvertes remarquables.

L’archéologie ne cesse de confirmer la véracité des récits bibliques (6) que l’on qualifiait autrefois de légendaires (le livre de Jonas en est l’exemple le plus frappant, puisqu’on a retrouvé les traces de la ville de Ninive, puissante capitale de l’Assyrie, que l’on croyait inventée de toutes pièces).

En parlant de fouilles archéologiques, ouvrons une petite parenthèse ici pour mentionner qu’en 1975 des chercheurs ont trouvé en Syrie les vestiges de la ville d’Ebla. Cette ville qui n’est plus habitée, contrairement à Byblos, très ancienne, vieille de 3000 ans avant Jésus-Christ, est devenue un site touristique incontournable dans ce pays (Tell Mardikh).

On y a mis à jour une bibliothèque très bien conservée possédant quelque 20000 tablettes d’argile portant l’écriture cunéiforme. Fait intéressant, un récit détaillé de la Création et du Déluge apparaît sur ces tablettes vieilles de 2300 ans avant Jésus-Christ.

Sur ces tablettes déchiffrées, on a également retrouvé des noms de personnages bibliques comme Adam, Ève, Hénoch, Ismaël et Éber, l’ancêtre d’Abraham et de nombreux noms de villes mentionnées dans la Bible qu’on disait , il n’y a pas si longtemps, n’avoir jamais existé (7). (Salem, la ville de Melchisédech, Hazor, Lachish, Megiddo, Gaza, Dor, Sinaï, Ashtaroth, Joppé, Damas, Sodome et Gomorrhe, etc.). Même le nom d’Urushalima (Jérusalem) a été retrouvé sur les tablettes. C’est la plus vieille mention jamais faite du nom de cette ville.

4. Ses prophéties précises et inégalées

La Bible aborde l’histoire de notre monde comme un intermède entre une éternité passée et une éternité future. Elle nous parle de son premier jour. Elle nous détaille les débuts de notre humanité, ses premiers pas, son parcours, son cheminement à travers les siècles, avec des indications chronologiques fascinantes. Elle nous parle aussi du dernier jour de ce monde.

Aucun autre texte écrit de la main de l’homme ne s’aventure à révéler, avec autant de subtilité et de précision, le commencement de l’univers et de l’homme, et ne se risque, avec autant de hardiesse, à décrire les événements qui précéderont de peu sa fin.

Les prophéties bibliques se sont toujours accomplies d’une manière précise et méticuleuse, bien souvent longtemps après la disparition de leur auteur. Aucune comparaison possible ici avec un Nostradamus et ses énoncés énigmatiques, l’astrologie avec ces horoscopes ou pire les prédictions de ceux qui associent la numérologie et la Bible (Code secret !) ou le fameux calendrier maya qui se terminait en 2012.

Quand la Bible annonce quelque chose, elle s’exprime de façon directe et vérifiable. 27% des 31124 versets de la Bible, soit le ¼ de la Bible, sont écrits dans un langage prophétique. Dans le livre d’Ésaïe, il est écrit :

« Souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens ; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autres, je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli. Je dis : mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (Ésaïe 46.9-10).

Et un peu plus loin, dans le même livre :

« Dès longtemps, j’ai fait les premières prédictions, elles sont sorties de ma bouche, et je les ai publiées : soudain, j’ai agi, et elles se sont accomplies. Sachant que tu es endurci, que ton cou est une barre de fer, et que tu as un front d’airain, je t’ai annoncé dès longtemps ces choses, je te les ai déclarées avant qu’elles arrivassent, afin que tu ne dises pas : c’est mon idole qui les a faites, c’est mon image taillée ou mon image en fonte qui les a ordonnées. Tu entends ! Considère tout cela !Et vous, ne l’avouerez-vous pas ? Maintenant, je t’annonce des choses nouvelles, cachées, inconnues de toi » (Ésaïe 48.3-6).

En examinant les textes attentivement, nous réalisons rapidement qu’il y a une véritable concentration prophétique autour de la personne de Jésus-Christ. Sa première venue, sa naissance, sa mission, sa vie, sa mort, sa résurrection, son retour dans la gloire, une multitude de détail était annoncé avec une grande précision afin que nous puissions le reconnaître.

Nous aborderons ce sujet plus en détails dans un autre chapitre (PAROLE PROPHÉTIQUE).

5. Son autorité reconnue par Jésus-Christ

Nous avons souligné la dernière fois que Jésus a affirmé solennellement que les Écritures existeront tant que notre monde existera :

« Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé » (Matthieu 5.18). Si nous lisons le texte qui précède celui-ci, nous découvrons que non seulement Jésus soutient le fait que les Écritures ne passeront pas, ne disparaîtront pas, mais que rien dans les Écritures ne doit être aboli, retranché affirmant ainsi l’importance de son intégralité :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé » (Matthieu 5.17-18). Le témoignage que Jésus-Christ rend aux Écritures est impressionnant et déterminant. Nous devons examiner ce témoignage.

Comment Jésus interprète-t-il les événements décrits dans l’Ancien Testament ?Jésus est-il un témoin fidèle et véritable ? Doit-on le qualifier de charlatan religieux ? Ou . . . devons-nous reconnaître comme vrai ce qu’il nous en dit ?

De fait, Jésus a corroboré l’historicité et l’authenticité des faits et des personnages mentionnés dans les textes de l’Ancien Testament. Il n’a jamais suggéré une interprétation mythique ou allégorique des événements décrits dans l’Ancien Testament. Au contraire, il se réfère à ceux-ci avec certitude et d’une façon toute naturelle :

  • l’histoire de la création (Marc 10.6) ;

  • la création et l’origine de l’homme et de la femme (Matthieu 19.4-5) ;

  • le récit du meurtre d’Abel tué par son frère Caïn (Luc 11.51) ;

  • l‘existence de Noé (Matthieu 24.37-38) ;

  • la construction de l’arche et la venue d’un déluge universel (Matthieu 24.37-39) ;

  • la destruction de Sodome et Gomorrhe (Luc 17.29.32) ;

  • la femme de Lot transformée en statue de sel (Luc 17.32) ;

  • la vie de foi d’Abraham, Isaac et Jacob, Moïse (Jean 8, Luc 20.37, Marc 12.26) ;

  • le serpent d’airain et le don de la manne au désert (Jean 3.14 ; 6.49) ;

  • Moïse est bien celui qui a écrit et rassemblé les cinq premiers livres de la Bible – la Torah ou son nom grec le Pentateuque (Matthieu 8.4 ; 19.7, Marc 12.26 ; Luc 24.27,44) ;

  • l’existence de Jonas, et sa prédication à Ninive et la repentance de ce peuple (Matthieu 12.40-41) ;

  • son séjour de trois jours dans le ventre d’un poisson ;

  • l’existence des prophètes Ésaïe et Jérémie ;

  • l’inspiration de chaque mot des Écritures (Luc 16.17) ;

  • l’inspiration du Saint-Esprit donnée à David pour écrire les Psaumes (Matthieu 22.43) ;

  • la sagesse et le règne glorieux du roi Salomon (Matthieu 12.42) ;

  • la réalité de Satan et son caractère malfaisant (Jean 8.44 : menteur, meurtrier, rusé, trompeur . . .) ;

  • l’existence des prophètes Élie et Élisée, et leurs miracles (Luc 4.26-27) ;

  • l’existence de Daniel et la validité de sa prophétie (Matthieu 24.15).

Tous ces témoignages de Jésus-Christ que nous venons de citer expriment clairement une vérité déterminante : Jésus reconnaît l’inspiration et l’autorité divines des Écritures. Jamais Jésus n’aurait pu confirmer ces récits s’ils avaient été faux, car il a lui-même condamné les traditions humaines qui contredisent la Parole de Dieu et qui cherchent à anéantir et annuler son autorité (Matthieu 15.6 ; Marc 7.13).

Si Jésus est celui qu’Il prétend être, le Fils de Dieu, l’envoyé du Père, la confirmation qu’il nous donne est incontournable. Nous sommes placés devant une décision importante.

Reconnaître l’autorité divine de l’Ancien Testament est tellement important pour Jésus qu’il dit : « Si vous aviez réellement foi en Moïse, vous auriez aussi foi en moi, car c’est de moi que parlent ses livres. Mais vous ne croyez même pas à ses écrits ; comment croiriez-vous à mes paroles ? » (Jean 5.46-47). Il n’y a pas de demi-mesure pour Jésus-Christ. Le texte de la Bible que nous possédons encore aujourd’hui a donc une grande valeur. Il est véridique, historique et digne de toute notre confiance.

Celui qui est humble de cœur discernera toujours plus que, tout comme Jésus « Parole faite chair », la « Parole écrite »porte les traces de l’humanité et de la divinité.

J’aimerais terminer avec une parole de l’apôtre Pierre, dans une de ses lettres relatant un événement qui l’a profondément bouleversé : celui de la transfiguration de Jésus sur la montagne. Il rappelle à ses lecteurs cet événement extraordinaire et surnaturel qu’il a vécu pendant le ministère public de Jésus (« Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui » (Matthieu 17.2-3), où il a VU Jésus transfiguré, Moïse et Élie avec leurs corps glorieux. Il a même ENTENDU la voix du Père qui a dit à ce moment : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection ». Il affirme pourtant avec conviction ceci :

« Nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2Pierre 1.19-21).

Ce verset résume bien ce que nous venons de voir ensemble. Encore une fois, nous sommes encouragés à prêter attention aux paroles de ce livre, car la Bible est vraiment une ÉCRITURE authentique et fiable. Nous lisons également dans ce texte que la parole de Dieu est « comme une lampe qui brille dans un lieu obscur ».

Ce sera le thème de notre prochain chapitre : la Bible, une LUMIÈRE véritable. Nous vous laissons ici une parole qui s’adresse à chacun de nous, de façon très personnelle :

« Je veux t’instruire aujourd’hui, oui, toi. N’ai-je pas déjà pour toi mis par écrit des conseils et des réflexions pour t’enseigner des choses sûres, des paroles vraies . . . » (Proverbe 22.19-20)

Notes :

  1. Cité par Sidney COLLETT, All About the Bible, Fleming H. Revell
  2. Cf. l’histoire du serpent d’airain (2Rois 18.4), du suaire de Turin et toutes les autres reliques religieuses.
  3. Les spécialistes des manuscrits distinguent entre plusieurs erreurs possibles (tiré de G. ARCHER, Introduction à l‘Ancien Testament, Editions Emmaüs, p.52-56) :
    • – l’haplographie : écrire une lettre, une syllabe ou un mot une seule fois quand il aurait fallu les répéter.
    • – la dittographie : l’inverse, c’est-à-dire répéter une lettre, une syllabe ou un mot là où il n’y en avait qu’un.
    • – la métathèse : inverser la position d’une lettre ou d’un mot.
    • – la fusion : réunir deux mots en un seul.
    • – la fission : scinder un mot en deux.
    • – l’homophonie : substituer un homonyme à un autre.
    • – la confusion entre deux lettres qui se ressemblent.
    • – l’homoeoteleuton : omettre un passage entier.
    • – la lecture de lettres quiescentes.
    • Un certain nombre d’erreurs pour l’A.T. est dû au fait que l’hébreu s’écrivait sans voyelles avant les Massorètes. Pour le texte grec du N.T., les problèmes venaient du fait que le texte était écrit d’un seul trait, sans espaces et sans ponctuation.
  4. Only about 400 of the 100,000 or 150,000 variations materially affect the sense. Of these, again, not more than about fifty are really important for some reason or other; and even of these fifty not one affects an article of faith or a precept of duty which is not abundantly sustained by other and undoubted passages, or by the whole tenor of Scripture teachings.(Companion to the Greek Testament and English Version , 4th éd. 1911. Philip SCHAFF. p.177)
  5. Cf. http:/truthmatters.info/2008/11/21/189/ citation de son livre Rivers in the Desert  . . . « As a matter of fact, however, it may be stated categorically that no archaeological discovery has ever controverted a Biblical reference. Scores of archaeological findings have been made which confirm in clear outline or in exact detail historical statements in the Bible. And, by the same token, proper evaluation of Biblical descriptions has often led to amazing discoveries. They form tesserae in the vast mosaic of the Bible’s almost incredibly correct historical memory. »
  6. Le Code d’Hammurabi (2500 av. J.C.) contient un code de lois religieuses et civiles édictées par le roi babylonien Hammurabi au temps d’Abraham. Il montre que la loi de Moïse n’est pas une invention tardive, mais que des codes civils et religieux existaient depuis longtemps au Moyen-Orient. Le Prisme de Weld (2170 av. J.C.) énonce la généalogie des rois babyloniens après le Déluge. Cela montre que le Déluge était un événement très important dans le monde de l’époque. En fait, on a retrouvé chez plus d’une centaine de peuples sur tous les continents un récit du déluge. Il est frappant, de constater combien la tradition d’un déluge universel est répandue à travers le monde. Tous ces récits nous parlent d’un déluge aux proportions gigantesques et d’un petit nombre de survivants échappant à la mort grâce à une sorte d’embarcation. Les Tablettes de Mari (1700 av.  J.C.) décrivent la vie quotidienne au temps d’Abraham et confirment plusieurs détails de la Genèse. Les Tablettes d’Ugarit (1400 av. J.C.) sont des textes religieux et littéraires qui nous informent beaucoup sur l’écriture et le style à l’époque de Moïse et confirment la Bible. Les Tablettes de Nuzi (1400 av. J.C.) décrivent les lois et les coutumes du temps des patriarches et éclairent beaucoup le texte biblique. Les Tablettes de Tell El Amarna (1300 av. J.C.) sont des lettres adressées à la cour égyptienne. Elles confirment les incursions sémites en Canaan et donc les livres de Josué et Juges. Tous ces témoignages écrits ont permis d’accroître notre connaissance des langues de la région aux temps bibliques, et de confirmer le lien entre les récits de la Bible et la réalité historique.
  7. Les fouilles de Tell Mardhik (Ebla) permirent d’exhumer plus de 20000 tablettes qui datent de la période pré-abrahamique, relatant le commerce, la religion, l’administration d’une civilisation très puissante, 3000 ans avant Jésus-Christ. On apprend que la ville d’Ebla comptait quelque 260000 habitants, avec une éducation scolaire avancée. La structure de l’état est clairement expliquée, attribuant au roi, à son épouse et à ses deux premiers fils des rôles précis. L’un des 6 rois cités possède un nom pratiquement identique à Heber (cité en Genèse 10.21, et arrière grand-père d’Abraham). On retrouve aussi les mêmes noms que ceux utilisés dans la Bible : Ésaü, Saül, Michaël, etc. On retrouve également les mêmes lieux que ceux mentionnés dans la Bible (Urusalim, Geza, Lakish, Joppé). Enfin, la tablette #1860 mentionne les villes de la plaine dans le même ordre que Genèse 14.2 : Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm . . .

© 2010 Éditions du Matin – Œuvre Collective

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