Jésus a dit : « Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée. ».

(Matthieu 13.45-46)

LA PERLE SANS PRIX
Inconnu

Sur la côte ouest de l’Inde, un vieil homme, nommé Rambhau, relié par une corde à une barque, plonge inlassablement, parcourant les fonds marins à la recherche de coquilles d’huîtres perlières. Un jour, il remonte à la surface avec une huître à la bouche. Son ami David l’attend et se réjouit de sa trouvaille.

Ensemble, ils ouvrent l’huître et découvre une perle magnifique.

David – Oh ! Elle est merveilleuse, elle te rapportera une fortune.

Rambhau – C’est vrai. Elle n’est pas mal !

David – Pas mal ? Tu exagères, elle est parfaite ! Tu as déjà vu une perle plus belle ?

Rambhau – Oui, j’en possède une beaucoup plus belle . . .

Rambhau, le vieil homme, regardant de près sa perle constate des petites taches noires et une forme légèrement ovale.

Se tournant vers son ami celui-ci lui réplique :

Rambhau – Tu dis bien dans tes prédications que beaucoup de gens se croient parfaits, mais Dieu les voit tels qu’ils sont en réalité, avec leurs défauts.

David – Oui, tu as raison. Tous les hommes ont une tendance naturelle à faire le mal et cela constitue un obstacle entre eux et Dieu ; mais Dieu est aussi Amour alors Il offre le pardon à ceux qui le réclament et l’acceptent. Entrer dans le ciel c’est gratuit !

Cette idée que le ciel est gratuit laisse perplexe notre vieil homme. Il se défend et déclare.

Rambhau – Votre religion est inacceptable David, peut être que je suis trop fier… moi je veux gagner ma place au ciel sans quoi je me sentirais toujours mal à l’aise . . .

Alors David expliqua : Rambhau, jamais tu n’entreras dans le ciel de cette façon. Il n’y a qu’un seul moyen d’aller au ciel, un seul : c’est Jésus. Souviens-toi des paroles de Jésus au brigand crucifié à côté de lui : « Aujourd’hui je te le dis, tu seras avec moi dans le paradis. » Qu’avait-il fait pour avoir une place avec Jésus dans le ciel ? Rien ! Il a juste reconnu sa misère et accepté le salut comme un cadeau.

David – Nous ne sommes pas d’accord, mais j’aime bien discuter avec toi . . .

Quelque temps plus tard, le vieil homme annonce à son ami qu’il va plonger pour la dernière fois, car il se prépare à faire un pèlerinage jusqu’à Delhi. Toute sa vie, il a attendu cette occasion. Il est convaincu qu’il va ainsi gagner sa place au ciel. David, à nouveau, essaie de discuter avec lui :

David – Mais jusqu’à Delhi ça fait 1200km, à ton âge tu n’y résisteras pas c’est de la folie.

Rambhau – Qu’importe, il faut que j’y aille ! Les souffrances seront faciles à supporter car elles m’ouvriront les portes du ciel. Dieu ne sera pas indifférent. David tu es mon meilleur ami, pendant toutes ces années tu étais fidèlement à mes côtés dans la maladie et le besoin, mais ne m’enlève pas ce désir que j’ai de gagner une place au ciel.

David comprend que toute discussion serait inutile.

Quelques jours plus tard, Rambhau demanda à son ami de venir chez lui, car son départ est proche et avant de partir il veut lui montrer une chose.

Il s’agit d’une petite boîte dans laquelle le vieil homme garde depuis des années un trésor.

Rambhau – J’avais un fils autrefois.

David – Un fils ? Tu ne me l’avais jamais dit !

Rambhau – Je ne le pouvais pas. Maintenant, je dois te le raconter, car je ne sais pas si je reviendrai. Mon fils était pêcheur de perles. Le meilleur de toute la côte indienne. Il avait le regard le plus perçant, le souffle le plus puissant, le bras le plus ferme… Il rêvait de trouver la perle la plus belle du monde et un jour il l’a trouvée… Mais pour l’avoir, il est resté trop longtemps sous l’eau, car son pied s’était pris dans un récif de corail. Il a réussi à remonter aux prix de grands efforts, mais il est mort peu après . . . Rhambhau se met à pleurer et poursuit son histoire.

Rambhau – Pendant tout ce temps, j‘ai gardé cette perle. Tu es mon meilleur ami, alors je te l’offre.

David – Elle est magnifique !

Rambhau – Oui David. Elle est parfaite !

À ce moment, le souvenir de leur conversation des jours précédents traverse l’esprit de David.

David – Rambhau, laisse-moi acheter cette perle ! Je t’en donne 10.000 dollars ! Combien ? Quinze mille. . .ou davantage.

Rambhau – Mais David cette perle n’est pas à vendre ! Personne au monde ne pourrait payer le prix, tellement elle est précieuse pour moi. Je ne veux pas te la vendre, je te l’offre !

David – Non Rambhau !  Je ne peux pas accepter un tel cadeau, même si j’ai très envie d’avoir la perle. Ce serait trop facile, mais peut-être suis-je trop fier … il faut que je paie ou que je travaille pour l’avoir.

Rambhau – David !  Ne comprends-tu pas ? Mon propre fils a donné sa vie pour avoir cette perle ! Sa valeur, c’est la vie de mon fils ! Il m’est impossible de te la vendre… je peux seulement t’en faire cadeau.

À ce moment de la conversation, David prend les mains de son ami et le regardant avec amour lui dit :

David – Ce que tu me dis, c’est exactement ce que Dieu ne cesse de te dire ; Dieu t’offre le salut. Personne sur la terre ne peut l’acheter, il est trop précieux, personne ne peut le mériter. Le salut a coûté à Dieu le sang de son propre Fils. Tout ce que tu dois faire c’est de l’accepter gratuitement, comme une réponse à Son amour pour toi. … et me dire «  j’accepte ta perle avec une profonde reconnaissance et je prie Dieu de m’aider à être digne de l’amour que tu me témoignes . . .

David – Ne veux-tu pas accepter avec humilité le cadeau de Dieu sachant qu’il a fallu la mort de Son fils pour qu’Il puisse te l’offrir ?

Rambhau se met de nouveau à pleurer . . .

Rambhau – C’est vrai, il y a des choses qui sont trop précieuses pour qu’on puisse les acheter ou les mériter.

Après un court instant de réflexion, il relève la tête et déclare avec un grand sourire aux lèvres :

Rambhau – Je comprends maintenant ! Je veux recevoir avec reconnaissance le cadeau de Dieu !

(D’après une histoire vraie)

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